mardi 19 mai 2020

Sorrows of the Moon, Night Gaunt

Sorrows of the Moon

Night Gaunt - 2020


Durant le confinement provoqué par le Covid-19, pas mal d'artistes ont proposé des concerts en ligne, ou des rabais sur leurs productions.
Les musiciens de Night Gaunt, eux, ont continué à enregistrer chacun de leurs côtés. Puis leurs pistes ont été regroupées par le bassiste qui s'est chargé de les mixer.
Selon les dires du groupe, le choix de ces deux titres - qu'il considère non "officiels", mais plus comme un petit cadeau pour leurs fans - a été difficile, car la liste des possibilités était longue.
En effet, il ne s'agit pas ici de nouvelles compositions, mais de deux reprises : Sorrows of the Moon de Celtic Frost et  For her light de Fields of the Nephilim.
Le groupe italien nous offre ainsi ces deux petites merveilles, sombres, pesantes, bel hommage à ces deux groupes mythiques.
A savoir : ces enregistrements sont les premiers enregistrés par S. Veneficium à la guitare et J. Stellarvore à la basse au sein du groupe.


1 - Sorrows of the Moon (Celtic Frost cover)
2 - For her light (Fields of the Nephilim cover)


Sorrows of the Moon est disponible uniquement au format digital et en écoute libre sur la page du groupe :
Guitares et Chant : GC
Guitares : S. Veneficium
Basse : J. Stellarvore
Batterie :M. Tystnaden


Mixé et masteurisé par J. Stellarvore
Parution : 1 mai 2020

samedi 25 avril 2020

47°9'S 126°43'W, Fhtagn


47°9'S 126°43'W

Fhtagn - 2018


Avec 47°9'S 126°43'W, premier album de Fhtagn, le groupe estonien plante déjà clairement ses fondations musicales. Ce trio emmené par Hans Horn - qui compose les titres et assure les guitares - utilise une recette simple mais bougrement efficace : guitares, basse, batterie et une ambiance bien particulière qui nous plonge dans les profondeurs sous-marines obscures, non loin du site aux structures non euclidiennes de R'lyeh.
Ah oui, vous aviez bien entendu tous reconnu, dans le tire de l'album, l'adresse de notre bon vieux Cthulhu telle que donnée par Lovecraft...
Un premier effort efficace plus que convainquant !

La version digitale en ligne propose quatre titres, tandis que la version physique disponible uniquement en cassette à tirage limité, propose un cinquième titre démo.

1 - Kõige Halvem
2 - Bene-Gesseriti Nõid
3 - Saatanliku Kuu Kõne
4 - Kas Unistad Ka Elektrilambast
5 - Väga Paha Inimene (Demo)



Hans Horn : Guitares
Erik Prank : Basse
Martin Haule : Batterie

Musique : Hans Horn
Illustration : Maari Soekov
Enregistré, mixé et masterisé par Hans Horn

Sorti le 10 juillet 2016

Lien vers l'album : Bandcamp

lundi 23 mars 2020

Temple of Insanity, Y'ha-Nthlei

 

Temple Of Insanity (Demo)

Y'ha-Nthlei - 2012

 

Je ne pensais pas écouter ce genre de musique un jour.
Surtout, je ne pensais pas apprècier ce genre de musique un jour !
Mais la curiosité (qui est très loin d'être un vilain défaut) m'a fait me pencher sur ce musicien qui se fait appeler Randolph Carter et qui gère seul son petit monde qu'est Y'ha-Nthlei.
Rien que l'usage de ces noms m'a suffi pour que je me case le casque sur les oreilles afin de plonger du récif du diable dans les eaux noires de l'océan musical de cet artiste...
Autant vous dire qu'aborder son œuvre demande un sacré souffle, voire une bonne maîtrise de l'apnée.
Je me suis d'abord blessé aux écueils qui affleuraient, nombreux, à la surface des notes. J'aurais pu essayer de remonter sur les rochers, abandonner dès la première écoute ma tentative de découverte... Mais la bête que je suis est têtue, et je pressentais que, derrière les sons saturés de la guitare de Randolph Carter, se cachait un mystère.
Oh, nul besoin d'études approfondies des arcanes interdites dissimulées dans les pages de vieux grimoires oubliés. J'ai replongé, en prenant un meilleur élan, et j'ai nagé. Surnagé, plutôt, entre les flots de guitares délivrés aux rythmes parfois fous d'une batterie programmée, parfois décalée, mais base élémentaire à l'étrangeté musicale que nous délivre ce musicien.
Étrangeté, voilà le mot. Cette musique est étrange. Parfois déroutante, mais sans jamais sonner faux, comme on distingue entre les notes cette aura d'étrangeté qui appelle à une, puis deux, puis d'incalculables nouvelles écoutes.
C'est chose étrange, en effet, que vivre l'aventure Y'ha-Nthlei.
Il y a dans ce son un mystère digne des chants des sirènes antiques, qui me fascine, qui me captive, qui fait que je me retrouve à écrire un petit billet à son propos.
Écrire pour essayer d'exposer mes sensations d'auditeur encore sous le coup de la surprise.
Écrire comme pour essayer de conjurer un sort d'envoutement, pour prévenir le monde... Prévenir le monde non pas de prendre garde, mais au contraire pour l'inviter à plonger avec moi, du haut du récif du diable, dans les eaux noires et tumultueuses de la musique de Y'ha-Nthlei.

Cette démo, la première proposée par Randolph Carter, est celle que j'écoute le plus (même si je n'ai pas l'intégralité de ses sorties, je possède bon nombre d'entre elles). Ici aussi, point de raisons rationnelles qui me permettraient de justifier la chose. Peut-être simplement parce que c'est avec elle que j'ai fait le grand saut vers l'inconnu.

Quoiqu'il en soit, si d'aventure vous sautez avec moi dans l'univers de cet artiste, je reste curieux d'avoir votre retour.
Bien plus inaccessible que tout ce que j'ai pu écouter jusqu'à présent, je le répète, Y'ha-Nthlei mérite vraiment quelques minutes de votre attention. Minutes qui, au delà du temps, pourraient pour vous aussi devenir des heures...


4 titres pour un total de 11'30mn :

1 - Solitary I
2 - Solitary II
3 - Solitary III
4 - Hidden Track


D'abord sorti en cassette au tirage ultra limité de 13 exemplaires sur le label NitroAtmosfericum Records en avril 2012, avec un second tirage de 10 exemplaires chez Cold Solitude Productions la même année, pour enfin se voir réédité en CD en 2014 chez Grotesque Sounds Productions à 30 exemplaires...

Temple of Insanity est disponible au format digital et en écoute libre sur la page du label : Grotesque Sounds, et existe au format Cassette et CD... mais tirages limités, donc indisponible (ou parfois sur Discogs).

Page officielle de Y'ha-Nthlei, qui propose quelques infos en plus, des avis principalement rédigées en russe... c'est ici !

dimanche 23 février 2020

The Black Goat, Kultist

The Black Goat

Kultist - 2019

 

Encore une virée nocturne sur le ouèb, encore une récolte jouissive, encore un groupe que j'écoute en boucle après en avoir acquis la version numérique (la seule disponible sur Bandcamp... je veux un CD !), depuis que je l'ai découvert, pour un album qui est une belle petite perle...
Tout droit venu du Brésil, composé d'un gars derrière le micro et de trois filles aux guitare, basse batterie et backing vocals, ce groupe délivre un metal de haute voltige, aux riffs acérés qui font tendre l'oreille et battre le coeur.
Je l'ai déjà dit avant, dans le peu de chroniques déjà publiées, et le redirai encore : j'écoute plus avec mes tripes qu'avec mes oreilles, et encore plus avec mes oreilles qu'avec mon cerveau.
Ce groupe a tagué quelques étiquettes pour se définir, dont celui de "Dark Metal". Je le reprendrais par principe pour vous aider.
Mais le seul tag que j'utiliserai, pour Kultist comme pour tout autre groupe dont je parle ici, sera : jouissif. Voilà, simple, clair, précis : JOUISSIF !
Ça fait vibrer ces petits nerfs de plaisir qui parcourent mon corps. Ça me fait bouger la tête d'un infernal headbanging, dès qu'un morceau commence, parfois jusqu'à ce qu'il se termine.
Ça me fait un putain de bien ! Et c'est ce que j'attends de la musique, quelle qu'elle puisse être !
Bref, ce groupe nous délivre le grand jeu. La musique, oui, nickel et efficace comme je l'ai déjà dit : des guitares impeccables, de la basse impeccable, des futs de batterie frappés de manière impeccable, et un chant (des chants !) impeccables.
Mais pas que. Des paroles tirées au cordeau, dont les titres devraient parler à tout lovecraftien qui se respecte.
Fhtagn ! J'adore ce groupe !!
Et partager ce genre de découverte étant le but principal de ce blog, je le crie haut et fort : écoutez cet album !
Moi, je me languis déjà de découvrir sa future production...


1 - Shub-Niggurath
2 - The crawling chaos
3 - The kult of Dagon
4 - Eternal abyss
5 - Symphony of madness
6 - Frozen fear
7 - Sign in blood
8 - Bonus track : Black swamp

The Black Goat est disponible au format digital et en écoute libre sur la page du groupe : https://kultistband.bandcamp.com/releases (... et il éxiste au format CD... je veux un CD !)
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Chant : Dan Pacheco
Guitares et chant : Ya Exodus
Basse : et chant : Karine Profana
Batterie :  Leticia Figueiredo 


Parution : 16 avril 2019

mardi 11 février 2020

Insane, Nyarlath

Insane

Nyarlath - 2019

 

Nyarlath, ce nouveau groupe venu de notre beau pays qu'est la France - de la région angevine pour être plus précis - n'est rien d'autre que la révélation de l'année 2019 pour moi.
Découvert tout à fait par hasard au détour d'une page web (Bandcamp pour ne pas la citer), j'ai tout de suite adhéré au son si spécial qu'ont su insuffler les musiciens de ce combo dans leur création. Au début, il n'y avait que deux morceaux de disponibles en ligne, mais je les ai écoutés en boucle. Ce qui est plutôt rare, et qui ne m'était arrivé qu'avec un autre groupe : The Great Old Ones.
Je ne vous cache pas qu'Insane, cet E.P. qui est le premier CD du groupe, je l'attendais avec une grande impatience. Peut-être même était-il LE disque le plus attendu de l'année - après le nouvel opus des Great Old Ones justement - et cette impatience s'est avérée plus que récompensée : voilà un pur joyaux, un bijou au son puissant, à la production irréprochable, aux titres d'une impeccable efficacité.
Je n'ai pas de doute et sais ne pas me tromper : Nyarlath est promis à devenir un groupe énorme, qui devrait se tailler une place de maître au rang des groupes lovecraftiens influents.
Il me tarde de les voir sur scène et j'espère (oui, je sais, je suis gourmand) avoir de nouveaux titres à me mettre dans les oreilles vite. Très vite.
Nyarlath : un groupe déjà incontournable !

1 - Chaos
2 - Insane
3 - Call
4 - Perfidious
5 - Thing
6 - Nyarlath

Insane est disponible au format CD, digital et partiellement en écoute libre sur la page du groupe :
Chant : S.
Guitare et basse : I.
Guitare : V.
Batterie : A.

Paroles et musique : I. and S.
Parution : 19 octobre 2019

mercredi 15 janvier 2020

The Room, Night Gaunt


The Room

Night Gaunt - 2018


Je pense inutile de commencer cet article en rappelant combien l’œuvre de Lovecraft peut influencer les musiciens. Il me semble tout aussi inutile de conforter ce propos en précisant que la majorité des groupes qui rendent hommage, s'inspirent ou pillent cette œuvre est du genre Metal, voire plus précisément Black Metal. 
Bon, il est vrai que l'ambiance des nouvelles ne prête pas trop à la rigolade, ni ne donne dans la godriole. Il est donc normal que ce genre qui flirt avec l'image satanique, dont la musique donne plus souvent envie de se jeter à l'eau (en plongeant du récif du diable, cela va de soit) que de faire la bise à un inconnu dans le bus ou à une charmante demoiselle croisée dans la rue, s'inspire de ce mythe qui nous passionne tant. 
Force est de constater, comme cela est d'ailleurs aussi le cas dans le milieux littéraire voire visuel, que les artistes qui se réclament d'HPL sont de plus en plus nombreux ces dernières années. 
Et c'est très bien, et c'est précisément pour ça que ce blog existe, nom d'un Shoggoth. 
Car même si le rapport avec le Mythe de Lovecraft reste parfois ténu et semble un prétexte mercantile plus qu'un réel hommage, cela me permet ces derniers temps des découvertes musicales fabuleuses. 
Souvent, les yeux grands ouverts sur les ténèbres de ma chambre, lors de nuits dont les heures semblent me priver de ce sommeil qui me serait pourtant d'un grand réconfort, je pars à la découverte de groupes à la sus-dite inspiration sur le ouèb. 
C'est ainsi qu'une nuit j'ai saisi le simple mot Nightgaunt (on se demande bien pourquoi) dans le moteur de recherche de Bandcamp et que je suis tombé sur ce groupe de doom italien qui n'avait, à l'époque, qu'un album et un single à son actif. 
La magie a opéré tout de suite et, depuis ce moment, je n'ai de cesse de parler de lui. 
Ce qui est amusant, au demeurant, c'est que, comme son nom ne l'indique pas, l'inspiration première de ce combo n'est pas notre cher Howard. Non, non. L’œuvre dans laquelle puise allégrement ce groupe, c'est celle d'Edgar. Edgar Allan Poe. Celui à qui l'on doit tout. Celui qui a éveillé mon goût pour le genre que j'adule aujourd'hui. Celui que je considère comme le maître absolu, la fondation même du genre. 
Mais que cessent ici ces digressions. 
Revenons à nos émaciés nocturnes latins. 
Le groupe est donc constitué de quatre musiciens, Zenn aux guitares, Araas à la basse, Tystnaden à la batterie et enfin GC aux guitares et chants. Même si chacun participe à la création des morceaux, on retrouve GC à l'écriture de toutes les paroles. 
Quatre talentueux artistes efficaces qui nous délivrent avec ce second opus, the Room, un magnifique album poesque à souhait. 
Les guitares lourdes, les lignes de basse et de batterie tirées au cordeau, ces chants impeccables, tout ceci a eu vite fait de fasciner ma pauvre âme et, même si cela était loin d'être nécessaire, a confirmé tout le bien que je pensais déjà de ce groupe. 
Qu'en est-il des chansons de ce nouvel album ? Pour le résumer, je vais me permettre de simplement citer ce qu'en dit le groupe lui même : 
"L'objectif de The Room est de transmettre tous les effets que la perte d'un être cher peut avoir sur l'âme humaine : la rage, le désespoir, le déni puis la dépression, toutes ces phases que l'on abordent et que l'on doit affronter au cours du travail de deuil qui mène à l'acceptation.  
Chacune des chansons évoque ces sentiments dans un mélange sombre de violence et de musique, aussi lourde que peut être le Maelström émotionnel qui engloutit l'individu confronté à la douleur sous toute ses formes"
Les paroles sont de véritables joyaux, présentés dans un écrin musical magnifique, fait de satin et d'or le plus pur... mais bordées de guitares tranchantes et de percussions puissantes.
La peinture de la pochette est une œuvre de l'artiste italien Nicola Samori. Quant aux photos intérieures, qui illustrent les paroles de chacune des chansons, complétant ainsi parfaitement l'atmosphère de l'album, elles sont dues à Moonlite (Carlotta Valente)
Essayer de choisir une chanson préférée est simplement impossible. Même s'il ne s'agit pas ici d'un concept-album, les six chansons qui le composent sont liées par ce sentiment abordé plus haut, provoqué par la perte d'un être aimé.
A savoir que la chanson Penance est une nouvelle version de la face B de leur single Jupiter's Fall sorti en 2016 (aujourd'hui épuisé).
Alors, chers amis, amies chères, faites moi plaisir en m'accompagnant dans ce voyage à bord de la lourde mais oh! combien extraordinaire musique proposée par ce groupe italien, dont le second album est tout simplement un incontournable du genre.
Faisons ce voyage ensemble, comme au delà de chacune des phrases, chacun des mots qui en composent les paroles, derrière chacune des notes de guitares ou des rythmes de batterie, nous ne garderons en mémoire qu'une seule chose... une chose éternelle telle que le sourire habillant le visage livide d'une amoure décédée, ou les rires d'enfants à jamais perdus dans les limbes du désespoir, ou encore les yeux grands ouverts d'un parent nous fixant pour toujours...
Car, tandis qu'inlassablement nous écouterons encore cette musique, cette poésie du désespoir, qui insuffle la vie dans la mémoire des défunts, nous réaliserons que, dans chacun des mots, dans chacune des notes, à chaque minute, chaque seconde qui s'écoulent, ne subsiste plus que le souhait de voir le rideau final descendre sur notre propre scène, afin d'être libéré de ces visions laissées par ces êtres chers désormais absents, nous permettant ainsi, enfin, de jouer éternellement ce drame, cette tragédie qui s'appelle homme et dont le héros est... le ver conquérant.

1 - The Room
2 - Penance
3 - Oval Portrait
4 - Veil
5 - Labyrinth
6 - The Owl


The Room est disponible au format CD, digital et en écoute libre sur la page du groupe :
Guitare et Chant : GC
Guitares : Zenn
Basse : Arras
Batterie :Tystnaden

Parution : 2 novembre 2018

dimanche 5 janvier 2020

Occult Realm, Big Cypress Swamp


Occult Realm

Big Cypress Swamp - 2019


C'est tout frais, ça vient de sortir, et c'est super bien !
Big Cypress Swamp, c'est un label nouvellement créé qui, de l’aveu même des créateurs, est inspiré de Lovecraft. En effet, ce Big Cypress Swamp, c'est le marais que l'on découvre dans The Statement of Randolph Carter - le testament de Randolph Carter (du coup plus connu en français sous le nom de "Marais du Grand Cyprès").
Alors moi, qui écoute pas mal d'Ambient, j'ai foncé. Et j'ai bien fait.
La première compilation qui nous est proposée et qui regroupe douze artistes est bien d'inspiration lovecraftienne. On y trouve même un morceau qui s'appelle Rue d'Auseil et rien que pour ça, je me devais bien d'en parler ici !
Alors donc, nous avons douze titres, des approches Dark Ambient voire Ritual Ambient, des interprétations envoutantes et captivantes. J'avoue pour ma part une préférence pour le titre The Legacy of Keziah qui est quand même un petit poil flippant.
Donc, si vous aimez ce genre de musique, n'hésitez pas un instant.
Une première qui annonce de grandes et belles choses...

1 - Adonai Atrophia - Rhodope (I was a Queen until I grew up a Mountain)
2 - Cordis Cincti Serpente - Antimusa, Anticlimax
3 - Moloch Conspiracy - The forest house
4 - Static of Masses - Rue d'Auseil
5 - Ruairi O'Baoighill - Wrought
6 - Caulbearer - Storm Chants
7 - Corona Barathri - Hægtesblod. The Legacy Of Keziah (feat. Chthonia)
8 - Noctilucant - Sentenced to Drift Far Away
9 - Melek-tha - Impertire gloria satanas in medio terrae
10 - Apocalypse Sounds - ON
11 - Seesar - Slightly Luminous 
12 - Tribes Of Medusa - Subsurface


Cette compilation est disponible au format digital et en écoute libre sur la page du label :
https://bigcypressswamp.bandcamp.com/releases
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Edité par Big Cypress Swamp
Sous la direction de Raffaele Pezzella et Psymon Marshall
Illustration: Black Space Industries
Masterisé par: Sonologyst


Parution : 27 décembre 2019